Contrats aidés, des associations rennaises se mobilisent contre une décision hâtive et arbitraire. La décision récente du gouvernement Philippe de réduire le nombre de contrats aidés notamment dans les associations va avoir de très lourdes conséquences sur le monde associatif rennais.

L’association Bug qui soutient depuis 15 ans l’activité des associations rennaises s’oppose vivement à cette décision brutale, arbitraire et inadéquate.
Prise au coeur de l’été, dans le plus grand secret, et à la suite d’autres annonces toutes aussi inquiétantes (300 millions d’annulation de crédits aux collectivités territoriales) elle révèle clairement l’intention de tester la capacité de réaction du monde associatif dans son ensemble et de ses relais politiques.

Les arguments justifiant une pareille mesure nous semblent totalement subjectifs, le caractère inefficace avancé de ces contrats et leur coût n’est pas argumenté. Les petites associations y trouvent le moyen de développer une activité innovante et un tremplin pour le bénéficiaire. N’oublions pas que le dispositif Emploi jeunes lancé par le gouvernement Jospin en 1997 est à l’origine de bon nombre de projets innovants locaux aujourd’hui pérennes (dont l’association BUG). Cette mesure est inadéquate, car elle va encore plus fragiliser une population déjà ébranlée par les crises successives sans qu’on y apporte la moindre solution alternative.

Les associations ne se transformeront pas en épousant les méthodes des startup et des modèles d’affaires. Elles représentent aujourd’hui les meilleurs vecteurs d’innovation sociale, sans bénéficier des avantages accordés aux entreprises, et un gisement d’emplois pour nos territoires. Nous invitons nos députés LREM et le gouvernement Philippe à revoir cette mesure, et agirons désormais en ce sens auprès des associations usagères de la maison des associations.